Partager :

En Israël les hauts et les bas du Groupe Altice et de l’Empire de Patrick Drahi ne font pas la Une. Rares sont les commentaires de la presse spécialisée. Plus personne ne douteà Tel-Aviv de la qualité managériale, du sens des affaires et de l’éthique de Patrick Drahi.
Le Groupe Altice est le principal actionnaire de l’opérateur israélien Hot qui se porte bien dans l’Etat hébreu. C’est un opérateur de télécommunications et du câble. (Hot a été fondé le 18 août 2003 de l’union de 3 sociétés nationales du câble Matav, Tevel et Golden Channel. Le premier but de cette union était de défavoriser la concurrence, due au succès grandissant de la télécommunication par satellite. Aujourd’hui, Hot possède quelques chaines et énormément de licences). i24News va également bien et progresse aux Etats-Unis.
Dans lefigaro.fr : « Devant un parterre d’analystes, le président et fondateur d’Altice a pris la parole pour faire un mea culpa sur certaines erreurs commises et clarifier l‘organisation du management de son groupe. L’heure est grave. Patrick Drahi en personne est venu à Barcelone défendre la stratégie de son groupe, devant un parterre d’analystes spécialisés dans les télécoms réunis comme tous les ans. Alors que l’action de son groupe a cédé plus de 40% en huit jours, le fondateur d’Altice a fait son mea culpa. Un fait rarissime, les occasions où Patrick Drahi a reconnu publiquement s’être trompé se comptant sur les doigts d’une main.

La première fois, c’était en 2007 lorsqu’il avait dû s’excuser auprès des clients Noos-Numericable. Cette fois, ce sont les clients de SFR qui sont au cœur de ses attentions. «On vend mal nos produits et on ne s’occupe pas assez bien de nos clients» a-t-il reconnu. Il est revenu sur les hausses tarifaires de 1 à 3 euros que le groupe a mis en place cet été, justifiées par l’accès à des contenus supplémentaires. Pour illustrer son propos, Patrick Drahi s’est fendu d’une petite démonstration, avec son style inimitable, demandant à l’animateur de la table ronde combien il serait prêt à payer pour regarder le rugby. Lequel a répondu 10 euros par mois. Il a ensuite expliqué que son directeur général, Dexter Goei, n’était pas prêt à débourser un centime pour cela. «On a vendu trop cher à ceux qui n’en voulaient pas, et pas assez cher à ceux qui en voulaient», résume-t-il.
Il reste convaincu que la «stratégie de convergence entre les télécoms et les médias reste la bonne, mais que c’est la façon dont cette stratégie est mise en place qu’il faut revoir». Patrick Drahi rappelle avoir massivement investi dans le réseau de SFR: «si nous perdons des clients aujourd’hui, ce n’est pas parce que le réseau n’est pas bon, c’est parce que nous ne savons pas répondre à leurs petits problèmes». Quand avoir un conseiller au téléphone pour changer d’option tourne au cauchemar, les abonnés quittent le navire.
L’heure étant aux excuses, le patron d’Altice a aussi implicitement reconnu ne pas s’être suffisamment occupé de ses actifs français. Six mois après avoir racheté SFR, il s’envolait pour le Portugal où il rachetait l’opérateur télécoms historique. Et six mois plus tard, il mettait le cap sur les États-Unis, pour deux acquisitions de câblo-opérateurs. Il paye aujourd’hui le prix fort de cette croissance à marche forcée. Aujourd’hui , il est de retour aux affaires. Après avoir rencontré les salariés du groupe mardi matin, il se veut rassurant. Il a aussi voulu clarifier l’organisation du management d’Altice. Alain Weill, qui vient d’être nommé DG d’Altice France est avant tout en charge de la partie média (développement des contenus gratuits et payants) et des relations du groupe avec les institutionnels et les politiques. Charge à Armando Peireira de s’occuper des télécoms, du développement des réseaux ».
Partager :