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Environ 20% des combattants français identifiés sur zone irako-syrienne continuaient à toucher des allocations sociales, révèlent des journalistes du Figaro, qui s’appuie sur des chiffres donnés par la brigade criminelle en charge de la lutte contre le terrorisme. En passant au peigne fin les comptes des combattants identifiés de Daesh, les policiers se sont aperçus que dans un cas sur cinq, ces derniers continuaient à recevoir des allocations.

« Munis de leurs cartes avec photos, des parents percevaient les fonds venant de Pôle emploi ou de la caisse d’allocation familiale, avant de les envoyer par mandat en direction des zones de combats via la Turquie notamment », explique Stéphane, chef du groupe financier de la brigade criminelle.

Au total, ce seraient 420 virements frauduleux qui auraient été mis au jour pour la seule année 2016. Depuis, les familles sont surveillées de très près, d’autant qu’en pleine déroute dans les zones de combat, Daesh n’a plus de revenus propres. L’organisation ne peut donc plus rétribuer ses combattants comme avant alors que ceux-ci doivent toujours payer leurs logements, leur nourriture et même leur équipement. Les familles et les entourages restés en France sont donc sollicités pour faire acheminer de l’argent frais. (Source : http://www.rtl.fr)
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