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Israël est prêt à recourir si nécessaire à des actions militaires pour faire en sorte que l’Iran ne se dote jamais de la bombe atomique, a déclaré jeudi le ministre israélien du Renseignement, en marge d’un déplacement au Japon. « Si les initiatives internationales menées ces jours-ci par le président Donald Trump ne contribuent pas à empêcher l’Iran d’acquérir des capacités nucléaires, Israël agira militairement par lui-même », a dit Israël Katz.

Le président américain a annoncé le 13 octobre qu’il ne certifiait plus que l’Iran respecte ses engagements pris dans le cadre de l’accord international de juillet 2015 sur son programme nucléaire. Cette décision n’a pas sorti les Etats-Unis de l’accord, mais l’a fragilisé en ouvrant une période de 60 jours durant lesquels le Congrès des Etats-Unis doit examiner l’opportunité de réinstaurer des sanctions contre l’Iran.

Israël, a souligné le ministre, veut obtenir une révision de l’accord de 2015 pour éliminer notamment son encadrement dans le temps – le Plan d’action conjoint commun (JCPOA) limite ainsi le degré d’enrichissement de l’uranium et encadre les stocks d’uranium enrichi sur une durée de quinze ans – et imposer des conditions plus restrictives afin d’empêcher Téhéran de développer de nouvelles centrifugeuses utilisées pour l’enrichissement de l’uranium.

Israël Katz a également appelé à des sanctions pour empêcher l’Iran de faire de la Syrie, où la république islamique soutient le régime de Bachar al Assad, une base militaire d’où seraient lancées des opérations contre Israël et pour mettre fin au développement de son programme balistique. « Nous ne permettrons pas que l’Iran transforme la Syrie en bases maritimes et aériennes avancées ou en base pour les milices chiites », a-t-il prévenu. Par le passé, Israël a déjà procédé à des opérations militaires unilatérales, lançant notamment des frappes contre un supposé réacteur nucléaire en 2007 en Syrie ou, en 1981, contre le réacteur nucléaire expérimental d’Osirak, en Irak.

(Reuters (Copyrights)Tim Kelly et Nobuhiro Kubo; Henri-Pierre André pour le service français)

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