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Salaire, impôts, allocs, etc. : de nombreux changements ont lieu actuellement. Ills ont une influence directe sur le portefeuille des Israéliens. De la disparition des sachets plastique à l’épargne obligatoire pour les enfants, chaque nouvelle année apporte son lot de petites ou grandes réformes : voici un tour d’horizon de ce qui influence la vie quotidienne de la majorité des Israéliens en 2017.

SALAIRE MINIMUM : COUP DE POUCE
La revalorisation du salaire minimum était attendue : il est passé à 5.000 shekels bruts par mois au 1er janvier (ou 1.250 euros). Selon un accord tripartite (syndicats, patronat et gouvernement) de 2015, le salaire minimum avait déjà été relevé en juillet 2016. Aujourd’hui, c’est un sérieux coup de pouce de 3,6% pour les bas salaires.
CONGÉS PAYÉS : ALLONGEMENT
Les congés payés se sont allongés pour les salariés débutants : ils sont passést de 10 à 12 jours par an pour un salarié durant ses quatre premières années de travail.
ALLOCATIONS : GEL
Les allocations sociales ne sont pas relevées en 2017. En effet, elles sont indexées sur l’indice des prix de l’année précédente ; or en 2016, les prix ont baissé de 0,3% d’où le gel des prestations. En revanche, un changement dans le mode de calcul des pensions d’invalidité et de retraite va améliorer légèrement la situation économique des allocataires les plus défavorisés.
ENFANTS : ÉPARGNE OBLIGATOIRE
C’est une première mondiale : un Plan d’Épargne pour enfant, financé sur les allocations familiales, est lancé en Israël. Une partie des allocations familiales (50 shekels par enfant et par mois) sera placée par la Sécurité sociale israélienne dans un plan d’épargne au nom de l’enfant ; à 18 ou 21 ans, celui-ci pourra bénéficier d’un petit pécule pour démarrer dans la vie.
LOTERIE : DAVANTAGE D’IMPÔT
En 2017, le taux de l’impôt à la source sur les gains des jeux et loteries est relevé de 30 à 35%. De même, les sommes gagnées sont imposées à partir de 5.000 shekels (au lieu de 50.000 shekels jusqu’ici).
IMPÔT SUR LE REVENU : RÉFORME DU BARÈME
La première tranche du barème d’impôt (10%) est relevée de 5.322 à 6.220 shekels bruts par mois (1.600 euros), ce qui profite aux petits revenus ; en revanche, la tranche supérieure est relevée de 1% : ce relèvement concerne les revenus annuels supérieurs à 640.000 shekels (160.000 euros).
SOCIÉTÉS : IMPÔT EN BAISSE
L’impôt sur les sociétés est ramené de 25 à 24%. Une autre baisse est déjà programmée pour 2018 : il descendra alors à 23%.
ÉLECTRICITÉ : FACTURE EN HAUSSE
En raison de la hausse des prix des matières premières, la facture d’électricité augmente de 3,7%. Le prix du KWh est fixé à 47,26 agorot soit 12 centimes d’euros. La Haute Autorité de l’Électricité s’est aussi engagée à ne pas augmenter les tarifs jusqu’au début 2018.
ESSENCE : LE LITRE S’ENVOLE
Mauvaise nouvelle pour l’automobiliste : le prix du litre d’essence a augmenté de 3,4%. Le niveau prix du litre 95 SP est fixé à 6,16 shekels, soit 1,54 euro. Officiellement, la raison de cette flambée du prix à la pompe est le renchérissement du pétrole dans le monde ; officieusement, l’Israélien n’oublie pas que 67% du prix de l’essence en Israël aboutissent dans les caisses de l’Etat sous forme de taxes diverses.
SACHETS PLASTIQUE : EN VOIE DE DISPARITION
Les sachets en plastique ne sont plus distribués gratuitement aux caisses des supermarchés d’Israël : le consommateur israélien paye 10 agoroth (2,5 centimes d’euros) pour ranger ses courses dans un sac en plastique. Seuls les sacs fins seront encore présents dans les rayons fruits et légumes.
Jacques Bendelac
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