Partager :

Finalement, ce sera 18 mois de prison ferme pour Elor Azaria. Ni plus, ni moins. Un tribunal militaire de Tel-Aviv a confirmé ce dimanche la condamnation d’un soldat franco-israélien. Il avait écopé de cette peine en février pour avoir achevé par balle un Palestinien blessé. Les juges ont donc rejeté l’appel d’Elor Azaria, le soldat qui estimait sa peine trop lourde. Mais le tribunal n’a pas retenu non plus la demande des procureurs qui souhaitaient que le crime soit requalifié en homicide volontaire.
Quelques partisans du soldat se sont rassemblés devant le tribunal avant l’audience. En mars 2016, à Hébron, en Cisjordanie, Elor Azaria avait tiré une balle dans la tête d’un Palestinien. Celui-ci gisait au sol, apparemment hors d‘état de nuire, après avoir été atteint par balles pour avoir attaqué des soldats au couteau. (fr.euronews.com).
Le Monde (Archives) : « Après avoir, dans un premier temps, condamné l’acte, le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a téléphoné au père de l’accusé pour lui témoigner de son soutien. Provoquant la colère de hauts gradés de l’armée, qui considèrent le geste du jeune soldat « contre les ordres, contre la loi et contre nos valeurs ».

Dès l’ouverture du procès, le 9 mai, l’avocat d’Elor Azaria invoque un « acte de légitime défense » car le « terroriste » palestinien pouvait porter une ceinture d’explosifs. Or, « la définition de la légitime défense est très restreinte en Israël, explique Yuval Elbashan, professeur de droit à Kyriat Ono. A partir du moment où un terroriste est arrêté, elle n’est plus pertinente. S’en prendre à lui devient un acte de revanche », donc répréhensible ».
Partager :