Partager :

FRANCE-ISRAËL.

Valérie Pécresse a été désignée samedi candidate du parti Les Républicains pour la présidentielle française de 2022, ayant battu Eric Ciotti au second tour du congrès organisé en ligne auprès des adhérents, a annoncé le président du parti Christian Jacob. La présidente de l’Ile de France, favorite avec sa ligne libérale et ferme, a remporté 60,95% des voix contre 39,05% pour le député des Alpes-Maritimes. 

En Israël, en 2017, des Français et israéliens ont eu l’occasion de rencontrer Valérie Pécresse. Sa délégation était importante lors de sa dernière visite en Israël. Pécresse avait visité Yad Vashem (l’Ambassadrice de France était Hélène Le Gal).

Selon Le Consistoire : « Avec le président du Consistoire, Joël Mergui, son vice-président Jack-Yves Bohbot, Valérie Pecresse s’est rendue pour la 3e fois en Israël et  plus particulièrement à Tel Aviv et à Jérusalem, où elle s’est rendue au Kotel. Ce voyage dont faisait également partie le député des Français de l’Etranger, Meyer Habib, les conseillers régionaux Florence Berthoud, Jeremy Redler et Benjamin Chkroun répondait à trois objectifs majeurs : rencontrer les responsables politiques et des acteurs de la société civile et promouvoir la coopération et l’amitié entre la région Capitale et l’état hébreu.

Une lacune, qui tenait à cœur également au Président du Consistoire de combler consistait établir des liens entre la région Ile-de-France avec Israël. En effet, jusqu’à présent, le seul partenariat existant était établi avec le gouvernement de Jérusalem-Est. Que ce soient aux maires de Jérusalem Nir Barkat et de Tel Aviv Ron Huldai, aux ministres du Tourisme Yariv Levin et de la Technologie Ofir Akunis, Valérie Pécresse a adressé le même message : la mise en place d’un partenariat durable entre Israël et la région Ile-de-France ».

DES DECLARATIONS DE VALERIE PECRESSE. ISRAËL.

A. « C’était il y a 15 ans, Ilan Halimi mourrait après avoir été enlevé, séquestré et torturé, parce que juif, par « Le Gang des Barbares ». Nous ne l’oublions pas. Et nous continuons de combattre au quotidien la menace antisemite et la haine de l’autre! »

B. « A la suite des pluies de bombes envoyées sur Israël par le Hamas, organisation terroriste, et des légitimes ripostes d’Israel, mes pensées vont à toutes les victimes. Je souhaite pour les Israéliens et les Palestiniens le respect du droit international et le retour de la paix ».

C. EN 2017. « Je serai en Israël la semaine prochaine pour nouer un partenariat avec Tel Aviv & Jérusalem ».

D. Dans Actualité Juive en Octobre 2017 (Copyrights) un article qui avait très lu par les milieux politiques :

« Valérie Pécresse, la présidente de la région Ile-de-France était en Israël, accompagnée par le président et le vice président du Consistoire Joël Mergui et Jack-Yves Bohbot, ainsi que le député Meyer Habib, pour explorer des possibilités de coopération avec Jérusalem et Tel-Aviv. Elle a répondu aux questions d’Actualité Juive.

Actualité Juive : Pourquoi ces partenariats ?

Valérie Pécresse : Pour commencer, je souhaitais réparer une grave lacune politique. Mon prédécesseur socialiste Jean-Paul Huchon avait conclu un partenariat avec le gouvernorat de Jérusalem-Est, mais l’Ile-de-France n’en avait aucun avec une grande collectivité israélienne. J’ai donc pris contact avec les maires de Jérusalem et de Tel-Aviv pour des projets sur deux axes : le tourisme et la science. J’ai d’ailleurs rencontré le ministre israélien de la Science et   de la Technologie Ofir Akounis. Sur le tourisme, je sais qu’Israël va dépasser cette année les 3 millions de visiteurs. Quant à la région Ile-de-France, elle commence à se remettre du traumatisme des attentats du Bataclan.

A.J.: Quelle est la valeur ajoutée à la coopération entre villes et régions ?

V.P. : Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, qui est lui-même ancien président de région, nous a donné mission de développer des partenariats au niveau régional. Il sait que notre particularité est de connaître parfaitement les réalités du terrain. L’Ile-de-France, c’est aujourd’hui 30% de la richesse nationale et 40% de la science. Nous sommes donc en position de proposer des partenariats. Je prévois d’ailleurs de faire revenir des chargés de développement à Jérusalem et à Tel-Aviv pour travailler sur des projets de coopération.

A.J.: Qu’est-ce que la région Ile-de-France a à offrir aux investisseurs et aux entrepreneurs israéliens ?

V.P. : Nous sommes en train de devenir une « smart région ». Nous travaillons à la digitalisation de tous nos services. Toute la région sera équipée de la fibre optique d’ici 2022. Cela veut dire que nous allons avoir besoin de toutes sortes de services et de technologies, par exemple dans le domaine des transports. Je sais qu’Israël est déjà en pointe en ce qui concerne les véhicules intelligents. Nous allons aussi développer le secteur de la formation et en particulier sur le « e-learning », dans les secteurs du code et de la programmation. En Ile-de-France, nous avons près de 20 000 emplois vacants dans ces domaines. Il y a aussi beaucoup à faire dans les technologies de la sécurité, où Israël a un savoir-faire qui nous intéresse.

A.J.: Comment votre projet est-il perçu par vos interlocuteurs ?

V.P. : J’ai reçu un accueil très favorable du maire de Jérusalem, Nir Barkat qui est prêt à nous suivre et qui est très engagé dans le développement du high-tech dans sa ville. Nous avons aussi une véritable connivence avec le maire de Tel-Aviv, dont la ville a déjà une réputation mondiale dans le domaine. Nous allons d’ailleurs nous inspirer de ce que fait Tel-Aviv avec son site de promotion des startups pour créer un site « Paris région startup ». Il faut donner à voir ce que fait l’Ile-de-France. Aujourd’hui, nous avons presque autant de startup que la Silicon Valley, même si elles sont plus petites. Et puis l’Ile-de-France a la plus importante communauté juive, forte de quelque 350 000 personnes. Leur lien particulier avec Israël en fait des ambassadeurs naturels.

PAGE WIKIPEDIA. Valérie Pécresse née Valérie Roux le à Neuilly-sur-Seine.

Maître des requêtes au Conseil d’État de 1992 à 2015, elle est conseillère de Jacques Chirac et enseigne à l’Institut d’études politiques de Paris pendant six ans. À l’occasion des élections législatives de 2002, elle est élue députée dans les Yvelines. Elle est réélue en 2007, mais ne siège pas en raison de son entrée au premier gouvernement François Fillon.

Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche de 2007 à 2011, elle mène la réforme de l’autonomie des universités. Elle est ensuite ministre du Budget, des Comptes publics et de la Réforme de l’État et porte-parole du troisième gouvernement François Fillon de 2011 à 2012.

En 2015, elle est élue présidente du conseil régional d’Île-de-France, succédant au socialiste Jean-Paul Huchon. Elle abandonne le mois suivant son mandat de députée, qu’elle avait retrouvé en 2012.

En 2021, elle est réélue à la tête de la région Île-de-France. Le 4 décembre, elle est élue par le congrès des Républicains candidate du parti à l’élection présidentielle de 2022.

Partager :