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Le Maccabi Tel-Aviv a recruté un premier joueur français, Frédéric Bourdillon, arrière de 29 ans. L’ancien d’Antibes vit une belle histoire en Israël.

Il vit un rêve éveillé. Frédéric Bourdillon, qui avait décroché la médaille d’argent à l’Euro juniors à Metz en 2009 avec Evan Fournier notamment, s’est engagé en juin avec le Maccabi Tel-Aviv.
Une sacrée histoire pour cet arrière, méconnu en France, né à Grasse le 16 mars 1991. Ancien d’Antibes, Bourdillon évoluait au Maccabi Rishon LeZion avec qui il disputait l’Eurocoupe (C2) quand il y a eu ce fichu coronavirus. Et il est rentré à Antibes dans la demeure familiale…

« Un rêve, mieux que la NBA ! »

Puis, son agent lui a alors téléphoné pour lui apprendre une sacrée nouvelle. « Un média, Sport Five, m’avait annoncé à Tel-Aviv.
Il y avait eu de vagues discussions trois mois plus tôt, mais aucune proposition. 24 heures plus tard, j’avais le contrat. Je n’y croyais pas. Pour moi, c’était un rêve, mieux que la NBA ! », révèle l’ancien pensionnaire de l’Insep entre 2007 et 2009 dans L’Equipe.
Le grand club d’Israël, pays que Bourdillon, de confession juive par sa mère, native d’Alger, a rejoint en 2017 (Maccabi Haïfa) pour faire son « aliya » (fait pour un juif d’immigrer en Israël), a misé sur le Français après la blessure au tendon d’Achille de John Di Bartolomeo.

Bourdillon : « Être le premier Français à signer là-bas, c’est beau, une fierté, ça ne changera jamais »

Et Bourdillon a reçu « plus de mille messages », a-t-il compté après son transfert. « Pour intégrer un joueur en cours de saison, il faut des garanties sur l’aspect humain.
Le Maccabi a ce qu’il faut pour faire des stats. Fred apportera autre chose, ce qui ne se voit pas au premier coup d’oeil », glisse Julien Espinosa, l’entraîneur de Chalon, qui avait exfiltré Bourdillon de Rueil en N1 en 2014 pour le ramener à Antibes.
Le sextuple Champion d’Europe s’est offert son premier Français.
« La religion a toujours été quelque chose de joyeux. Il y a forcément une connexion avec ma passion pour le Maccabi.
J’étais un fan absolu de l’Euroligue. Il y avait quelque chose autour de Tel-Aviv, l’atmosphère, le jeu, les fans fous furieux. Ils font le doublé en 2004 et 2005. Je commence à jouer sérieusement et mon idole, c’était Sarunas Jasikevicius (meneur du Maccabi).
Être le premier Français à signer là-bas, c’est beau, une fierté, ça ne changera jamais », s’enthousiasme Bourdillon qui s’enfonçait dans une impasse en France il y a trois ans (3,8 points en 17 minutes à Antibes en 2016-17).

Des grands débuts reportés

Bourdillon devait effectuer ses grands débuts lundi lors du derby contre l’Hapoël Jerusalem (86-80 pour les Jaune et Bleu) mais une blessure aux ischio-jambiers a repoussé le beau moment.
Ce devrait être dans deux semaines tandis que la ligue israélienne disputera sa finale le 30 juillet.
A noter que le Français a comme nouveau partenaire l’ancienne star NBA Amar’e Stoudemire (37 ans, six fois All-Star, ex-joueur de Phoenix, New York Knicks, Miami et Dallas).

Source Orange

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