Apr 10

Que pense le Mexicain Carlos Slim du hightech israélien ?

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IsraelValley Desk | High-Tech

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Le quatrième homme le plus riche du monde, le Mexicain Carlos Slim, a affirmé récemment qu’Israël constitue un défi majeur pour les États-Unis dans l’industrie des hautes technologies.

« Vous [les Américains] êtes les leaders mondiaux dans les hautes technologies mais des pays comme la Chine ou Israël défie en la matière le leadership des États-Unis », a déclaré l’homme d’affaires mexicain dans un entretien accordé à la chaîne américaine Bloomberg, spécialisée dans l’économie et la finance. Il y a quatre ans, Carlos Slim avait investi 60 millions de dollars dans la start-up israélienne Mobli, une plateforme de partage multimédia. Selon le magazine Forbes, sa fortune est estimée à 47.9 milliards de dollars. (1)

Carlos Slim Helú est né à Mexico en 19404 de parents catholiques maronites, Julián Slim Haddad et Linda Helú, tous deux d’origine libanaise. Son père, né Khalil Salim Haddad Aglamaz, quitta le Liban (alors partie de l’Empire ottoman) pour émigrer au Mexique à l’âge de 14 ans, en 1902, et changea son nom en Julián Slim Haddad ; il était alors fréquent que de jeunes Libanais soient envoyés à l’étranger avant l’âge de 15 ans pour échapper à la conscription dans l’armée ottomane ; quatre des frères aînés de Haddad vivaient déjà au Mexique lors de son arrivée.

Sa mère, Linda Helú Atta, est née à Parral (Chihuahua), de parents libanais ayant émigré au Mexique à la fin du XIXe siècle ; à leur arrivée, ceux-ci avaient fondé un des premiers magazines en arabe destiné à la communauté libano-mexicaine, à l’aide d’une presse qu’ils avaient emporté avec eux.

En 1911, Julián fonda un magasin de nouveautés, La Estrella del Oriente (L’étoile d’Orient). Vers 1921, il avait acheté du terrain dans le quartier commercial de Mexico City. Ces entreprises devinrent la source d’une fortune considérable.

Julián Slim et Linda Helú se marièrent en août 1926. Ils eurent six enfants : Nour, Alma, Julián, José, Carlos and Linda. Julián père mourut en 1953.

Leur père enseigna à Carlos, à ses frères et à ses sœurs les bases du commerce, et dès l’âge de 12 ans, Slim achetait des actions dans une banque mexicaine ; à 17 ans, il gagnait 200 pesos par semaine dans la compagnie de son père.

Il entre ensuite à l’université nationale autonome du Mexique, où il met à profit ses talents en mathématiques pour payer une partie de ses études. En 1961, il est ingénieur diplômé de l’UNAM et ouvre un cabinet de courtage en immobilier.

Il renforce en même temps ses liens avec la puissante communauté libanaise en épousant, en 1966, Soumaya Domit Gemayel, nièce des présidents Amine Gemayel et de Bachir Gemayel. Il est veuf depuis le 7 mars 1999 et a six enfants. Quatre d’entre eux, Caroline, Carlos, Marco Antonio et Patricio participent aux activités des sociétés de leur père à des postes clés et prennent quotidiennement des décisions stratégiques, l’aidant ainsi à consolider son patrimoine.

Il commence sa carrière financière par l’achat-vente de biens immobiliers au centre de la ville de Mexico. Dans le même temps, il achète des petits commerces qu’il fait prospérer, consolidant ainsi sa fortune dans les années 1980. En 1982, il profite de la crise financière pour racheter de nombreuses entreprises, dont Seguros de Mexico pour 44 millions de dollars américains (elle en vaut actuellement 2,5 milliards).

En 1990, soutenu par ses amis politiques dont le président Carlos Salinas, il monte un consortium et rachète la première société de télécommunications du Mexique (Telmex), vendue par l’État lors de la présidence de Salinas. Le marché des télécommunications au Mexique n’est toujours pas très ouvert à la concurrence. À travers son influence politique, il a réussi à garder Telmex dans une situation de quasi-monopole. Selon The New York Times, l’opérateur de téléphonie fixe Telmex détient une part de marché de 90 % et l’opérateur de téléphonie mobile Telcel, également contrôlé par Slim, détient une part de marché de 80 %.

En 1997, il subit une opération à cœur ouvert et abandonne la présidence exécutive de ses sociétés.

En 2007, l’ensemble de ses participations dans différentes sociétés représente entre 5 et 7 % du PIB mexicain.

Selon le magazine Fortune, en août 2007, Carlos Slim a dépassé Bill Gates, fondateur de Microsoft, pour devenir l’homme le plus riche du monde, avec 59 milliards de dollars américains. Le magazine estime qu’il a gagné 12 milliards de dollars sur la première moitié de l’année 2007, principalement grâce à ses investissements boursiers.

Par le biais de ses fondations, il donne 5 milliards de dollars en 2006 et prévoit d’en donner deux fois plus entre 2007 et 20103. Il annonce début août 2007 son intention de lancer un plan de 300 millions de dollars pour la construction de 100 nouvelles écoles au Mexique.

En février 2008, il devient le deuxième actionnaire du quotidien américain The New York Times. Fin 2008, une rumeur affirme qu’il est en négociation pour racheter Honda Racing F1 Team et aligner sa propre équipe sur les grilles de départ du championnat du monde de Formule 1. En 2009, selon le quotidien sportif espagnol Marca, il serait impliqué dans le projet Campos Meta Team qui devrait participer au championnat du monde de Formule 1.

Sur l’invitation de la fondation maronite dans le monde, il se rend au Liban en mars 2010. L’accueil qui lui est réservé est à la hauteur de l’enjeu, pour des dirigeants qui tentent d’intéresser les Libanais à leur pays d’origine. Il promet d’investir dans un pays où tout est à reconstruire. Il a créé le musée Soumaya, qui abrite à Mexico la plus grande collection de Rodin hors de France.

En août 2011, il perd 4,5 milliards d’euros en une semaine à cause de la crise boursière.

En mars 2013, il est confirmé comme l’homme le plus riche du monde par le magazine Forbes, mais, début 2014, Bill Gates redevient l’homme le plus riche du monde et Carlos Slim descend à la deuxième place.

Source: (1) http://www.lemondejuif.info/2016/12/4e-homme-plus-riche-monde-mexicain-carlos-slim-israel-defie-leadership-etats-unis-high-tech/

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